TOULOUSE (Championnat du Monde féminin FIBA – 17 ans) – La France jouera pour la médaille d’or face aux Etats-Unis après s’être imposée sur le score de 59 à 49 face à leur voisin, meilleur ennemi, dans une deuxième demi-finale qui a tenu toutes ses promesses. Dans une ambiance de folie et devant 1850 personnes, les françaises prennent leur revanche de la demi-finale perdue l’année passée au Championnat d’Europe face à leur voisin, meilleur ennemi.
Les Françaises prennent le meilleur départ grâce à son intérieure Diallo qui inscrit les cinq premiers points de la rencontre et mènent 9-4 au bout de 5 minutes. La Belgique crispé rate des tirs faciles (4/14 à deux points) et Goethals décide de rappeler son duo Vanloo-Messeman sur son banc, bien stoppé par la France qui termine en tête 17-10 à la fin de la première période.
La Belgique rentre dans son match lorsque son terrible duo se met en route et lui permet de passer à +1 (21-20) dans la première partie du second quart-temps. Les actions de Diallo, possibles grâce à la domination de la France au rebond (27 contre 17 en première mi-temps) dynamisent l’équipe de France, qui repasse devant 25-29 à la pause.
La série 10-2 des françaises fait soulever son public qui ne peut que saluer les douze points d’avance (27-39)pris par une équipe de France exerçant une grosse pression défensive. En panne de solutions en attaque, le technicien belge ouvre son banc et fait rentrer Ben Abdel Kader, qui inscrit un 3 points d’entrée et ravive les espoirs de ses coéquipières qui reviennent à sept points 32-39. Après 30 minutes de jeu, la France mène toujours au score 38-46.
Les Belges se font remonter les bretelles avant d’entamer la dernière période et les mots durs du coach semblent faire effet puisqu’elles réduisent l’écart à trois points (46-49) sur les pénétrations de Delaere. Dans le money time la très tonique Epoupa met le feu à la salle, calme les dernières espérances belges et mène la France à la victoire.59-49
Réactions d'après match:
Daniel GOETHALS (Coach de la Belgique): "Félicitations à la France et bonne chance pour la finale. On a été beaucoup trop dominées par l’émotion pour faire face à ce genre de rencontre. On voit que les jeunes demoiselles n’ont pas l’habitude de jouer dans des salles remplies. On a perdu beaucoup d’énergie à se plaindre, cette énergie là n’est pas mise dans le jeu. La France est restée très solide et n’a pas perdu d’énergie à des futilités comme on a pu le faire. Nous avons été dominés au rebond, il aurait donc fallu shooter avec un gros pourcentage, mais nous n’avons pas su le faire."
Lien DELMULLE (Joueuse de la Belgique): "Je ne me sens pas bien. Nous avions l’envie de faire un grand match ce soir. Peut être trop. Contrairement aux autres matchs, nous n’avons pas joué en équipe, nous avons essayé individuellement. Je suis un peu dépassée par les émotions pour en dire davantage."
Arnaud GUPILLOTTE (Coach de la France): "Ce match était la réédition de la demi finale de l’an dernier au championnat d’Europe. Nous avons joué avec du cur tout en sachant que la Belgique joue très bien au basket. Non seulement je respecte Dan (Daniel Goethals, coach belge) comme individu mais aussi en tant que coach. Il a fait un travail énorme. Nous savions qu’il fallait casser toutes les relations pour empêcher le jeu de passe et le collectif offensif belges se développer. Nous avons réussi à hausser le niveau de jeu. Nous avons également joué sur l’émotion, nous avons joué en France, il y avait cette histoire de revanche. Nous nous sommes appropriés l’ambiance pour faire oublier la fatigue aux joueuses. Nous n’avons pas toujours joué très juste. Offensivement, nous avons raté beaucoup de tirs.
La Belgique a des joueuses de grand talent qu’on trouvera au plus haut niveau. Certaines y sont même déjà (Vanloo et Meesseman sélectionnées en équipe sénior).Bon courage pour la médaille de bronze demain, allez la chercher.
Je suis très heureux pour les filles car c’est une compétition en France, nous voulons aller jusqu’au bout, une finale ne se joue pas, elle se gagne. Ce ne sera pas simple. Mais impossible n’est pas français."
Olivia EPOUPA (Joueuse de la France): "Offensivement on a respecté les consignes. C’était difficile, Messeman nous a posés beaucoup de problèmes. Nous avons été solides. Je ne trouve pas les mots."
LOC